[🇫🇷] Après avoir quitté Susques, nous avons savouré un petit déjeuner argentin typique (5 000 ARS par personne) à l’hôtel Altos de la Puna, une chambre matrimoniale à 20 000 ARS, avec juste ce qu’il faut de confort pour oublier qu’on vit dehors depuis des semaines.


La route ne nous a laissé aucun répit : à peine sortis du village, déjà une belle montée pour nous rappeler que le vélo, c’est une passion… parfois masochiste.

Au sommet, le paysage s’est ouvert d’un coup, majestueux. Ce moment où tu te dis que oui, ça valait la peine de transpirer devant les habitants du coin qui te dépassent en pick-up comme si de rien n’était.


Pendant une pause photo très sérieuse (du moins, en apparence), deux cyclovoyageurs ont surgi sur la route.

Nous avons alors roulé ensemble, direction la Salina Grande, miroir de sel géant où la lumière joue à l’artiste minimaliste.


La journée s’est achevée au restaurant La Pequeña, qui nous a offert le combo parfait : un emplacement pour camper derrière, dans des ruines pleines de charme… et de courants d’air.

Ils nous ont même donné le code Wi-Fi et accès aux toilettes : la civilisation, à petites gorgées.


[🇬🇧] After leaving Susques, we treated ourselves to a typical Argentine breakfast (5,000 ARS each) at Altos de la Puna, a double room for 20,000 ARS, just enough comfort to remember that mattresses are a beautiful invention.


The road wasted no time reminding us what we signed up for: a climb right outside the village, the kind that makes your legs question your life choices.

At the top, though, the landscape widened into something spectacular, the kind of view that convinces you you’re exactly where you’re supposed to be.


As we paused for a very serious photo session (or so we hoped it looked), two other bike travelers suddenly appeared. A pleasant surprise, like discovering extra snacks at the bottom of a pannier.


We continued together past the Salina Grande, a giant sheet of salt where the sun and horizon seem to negotiate who’s in charge.


We ended our ride at La Pequeña restaurant, where we were allowed to camp behind the building, in the charming remains of old houses. Rustic… in an archaeological sort of way.

They even shared the Wi-Fi password and opened the restroom for us, small luxuries that taste like victory.