[🇨🇵] À Luang Prabang, on embarque pour 2 jours de slow boat sur le Mékong, 9h de bateau chaque jour, pour rejoindre la frontière Laos/Thaï. Après un petit gym du matin pour Karim, c'est-à-dire porter les vélos pour descendre les dizaines de marche jusqu'au bateau, les vélos sont attachés sur le toit. Il faudra refaire le gym matin et soir pendant 2 jours. De quoi se maintenir en forme pour une journée sans pédaler! À bord du bateau, on rencontre un couple de Marseille qui voyage avec leurs 2 enfants pour 6 mois en Asie du SE. Tellement inspirants! Et une nouvelle occasion pour sortir mon chapeau d'enseignante de français et de maths. Et une occasion en or pour Karim de jouer aux Legos!!

Sur le bateau, beaucoup de touristes, mais aussi des laotien.ne.s, qui débarquent parfois à des endroits désertiques, parfois à un village. Les habitations semblent suspendues au bord de l'eau, loin de tout et à la fois si proches de l'essentiel. Cette vie, nous l'idéalisons et en même temps, elle nous fait peur. Certain.e.s paient cher pour se retrouver dans des cabanes, coupées de tout, le temps d'une fin de semaine, afin de se recharger loin de l'agitation de nos vies effrénées occidentales. Eux, ici, n'ont d'autre choix. Il est facile d'imaginer le manque d'infrastructures, d'accès aux soins, etc. Et pour autant, leur liberté semble infinie...


[🇬🇧] In Luang Prabang, we embark on a two-day slow boat journey along the Mekong—nine hours of boat travel each day—to reach the Laos/Thailand border. After a quick morning workout for Karim—meaning carrying the bikes down dozens of steps to the boat—the bikes are secured on the roof. This workout will have to be repeated morning and evening for two days, enough to stay in shape on a non-cycling day! On board, we meet a couple from Marseille traveling through Southeast Asia with their two children for six months. So inspiring! It’s also a great opportunity for me to put on my teacher’s hat for French and math lessons. And for Karim, the perfect chance to play with Legos!

The boat is filled with many tourists, but also Lao people, who sometimes disembark in remote, deserted spots, sometimes in villages. The houses seem to cling to the water’s edge—far from everything yet so close to the essentials. We idealize this way of life, yet it also frightens us. Some people pay a lot to stay in isolated cabins for a weekend, seeking to recharge far from the hustle of our fast-paced Western lives. Here, they have no other choice. It’s easy to imagine the lack of infrastructure, limited access to healthcare, and so on. And yet, their freedom seems boundless…